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Catégorie Grades et uniformes de de l'armée française: Les grades et uniformes de l'Armée de Terre,de l'air et de la Marine

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insigne de manches des Bataillons alpins de forteresse.
insigne de manches des Bataillons alpins de forteresse. : les troupes de forteresses ainsi que l'arrtillerie et le génie desouvrages de la ligne Maginot portés sur la manche droite un insignes en tissus en forme d'arc qui portée le non de leur secteur fortifié. (coll.mathias mathieu sf dauphiné)
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Uniforme de l'Armée française en 1940
Uniforme de l'Armée française en 1940 : 1 Casque du modèle général nouveau modèle (1926), en acier au manganèse peint en kaki. L'attribut frontal est la grenade de l'infanterie, ici du modèle 1937 estampé sur un disque de tôle. 2 Capote pour troupes à pieds modèle 1920/35 en drap kaki, ici version tenue de campagne avec boutons peints en kaki mat (1929) et chiffres de collet bleu foncé. 3 Pattes d'épaule de campagne, avec deux rouleaux portés à l'extérieur de la bride d'épaule. Le nouveau modèle de 1939 (bride d'épaule se logeant entre les deux rouleaux, plus espacée) a été peu distribué. 4 Fourragère. Cet insigne honorifique fait partie de la tenue de campagne et doit être porté notamment au cours des prises d'armes. En 1939, la fourragère sert souvent de support à l'insigne régimentaire ou, comme c'est le cas ici, à un insigne général des troupes de forteresse. 5 Chemise et cravate modèle 1935 en toile kaki. 6 Ceinture de flanelle. Pièce de laine blanche cardée de 2,25m. sur 0,39 m., enroulée autour de la taille, au contact avec la peau. 7. Pantalon pour troupes à pieds modèle 1938, dit "pantalon golf". Le modèle présenté ici est en drap cardé, mais, le plus souvent, les confections sont réalisées en drap peigné. En septembre 1939, toute l'infanterie française porte encore le pantalon-culotte modèle 1922 serré aux genoux mais, en raison de l'usure très rapide des pantalons-culottes, les renouvellements s'opèrent, dès la fin 1939, avec les nouveaux modèles. Au printemps 1940, le "golf" est porté par environ les deux tiers de l'effectif. 7 Bretelles de pantalons. 8 Armement. 9 Caleçon en cretonne de coton écru, sans modifications notables depuis la Grande Guerre, sinon que la dotation est de deux par homme (au lieu d'un seul) depuis le 15 décembre 1920. 10 Mouchoir de poche. 11 Plaque d'identité à segment amovible modèle 1918, portée au poignet gauche. 12 Livret individuel, porté dans une des poches intérieures de la capote, à hauteur de la poitrine. 13 Paquet individuel de pansement, porté dans une des poches intérieures de la capote, à hauteur de la poitrine. 14 Bandes molletières modèle 1918 de forme cintrée. 15 Chaussettes. 16 Brodequins modèle 1917. L'équipement et l'armement selon les spécialités Conçu pour réaliser aussi complètement que possible l'uniformité des dotations, l'équipement modèle 1935 suppose malgré tout quelques adaptations à l'armement ou à la mission des combattants qui en sont dotés. Dans le groupe de combat de 11 hommes, deux agencements sont prévus : A. L'équipement commun à tous les hommes, sauf le chargeur : Ceinturon modèle 1903/14, bretelles de suspension modèle 1892/14, passant trapézoïdal modèle 1935, et deux cartouchières modèles 1937, de formes symétriques et reliées entre elles sur le devant par une patte d'arrêt et un bouton à gorge. Chacune comporte une petite poche pour 3 lames-chargeurs et une grande poche pour 6 lames-chargeurs ou des accessoires divers. Les cartouchières du modèle initial de 1935 comportaient des poches souples et des lanières longues (les préséries ne disposent même pas de dé de suspension). A la mobilisation, la plupart des équipements modèle 1935 distribués comportent les cartouchières du premier type, mais toutes les fabrications de guerre seront réalisées sur le nouveau modèle de 1937. Le mode de suspension présenté (bidon à gauche, musette à droite) est celui réglementaire pour les hommes dotés du MAS 36, ne comportant pas le port de la baïonnette au ceinturon. Les hommes dotés de l'armement de 8 mm font l'inverse (voir ci-dessus). B. L'équipement du chargeur : La cartouchière droite est remplacée par un étui de pistolet modèle 1937 ou plus souvent du modèle 1916 - modifié 1937, comportant les mêmes dispositifs de liaison à l'équipement (boucle supérieure à ardillon, dé de suspension, pattes d'arrêt à boutonnière). L'étui modèle 1937 est conçu pour recevoir les PA modèle 1935A ou 1935S mais l'arme de poing la plus courante en 1939-40 reste le PA Ruby , entrant dans tous les types d'étuis. Au ceinturon, du côté gauche, le chargeur porte aussi la baguette de nettoyage du F.M. 24/29 dans son étui de toile cachou modèle 1924. Par contre, la béquille du F.M. est portée par le tireur. Le casque Adrian modèle 1926 Dès la fin de la première guerre mondiale, il est décidé de trouver un remplaçant au casque modèle 1915. En effet, s'il était le premier casque en acier à entrer en dotation généralisée, il supporte assez mal la comparaison avec certains casques apparus plus tard. On lui reproche alors sa fabrication en plusieurs pièces - ce qui pose des problèmes de solidité - et son acier doux, aux piètres caractéristiques balistiques lorsqu'on le compare au casque en acier au manganèse. Sa silhouette, si elle est devenue légendaire, protège assez mal les oreilles et les tempes. Différents modèles seront expérimentés, mais l'on ne pourra se défaire de la forme devenue symbolique du casque Adrian, et dès 1922, un modèle en acier au manganèse et avec une bombe en une seule partie sera mis en essai dans certains corps de troupe. En 1926, ce casque, avec un système de coiffe amélioré, sera adopté par l'armée française, sous la dénomination de "casque nouveau modèle". L'essentiel de la production sera attribué aux stocks de mobilisation, si bien que ce n'est qu'une dizaine d'années plus tard qu'il commencera à apparaître dans les unités, sa diffusion étant généralisée avec la mobilisation de 1939. Du fait des nombreux fabricants et des variantes de fabrications, la collection de casques Adrian permet d'accumuler des modèles en apparence similaire et pourtant différents. Le casque Adrian modèle 1926 a été équipé de deux types de coiffe. Avant 1940, la coiffe est en cuir noir, à six dents, après cette date, les coiffes sont confectionnées en cuir fauve et marron. Il existe également des différences de formes et de matériaux pour les cimiers, qui peuvent être faits en duralumin ou en acier, avec un arrière en pointe arrondie mais aussi à bord arrière demi-rond (modèle spécifique fabriqué par "l'industrie Marseillaise entre autres) ou à cimiers à bord arrière pointu (de fabrication "Carpentier"). La Tarte Cette coiffure indissociable du chasseur alpin est pourtant originaire du Bearn. Elle est adoptée peut âpres la création des premiers Bataillons de Chasseurs Alpins a compter de mars 1889. Les RIA et âpres un court passage par le béret Maginot Nord Est, elle est enfin retenue pour équiper les Bataillons Alpins de Forteresse. Fabriquée a partir de laine, la "Tarte" protège efficacement de la neige et du froid (bien enfoncéeLes effets portés dans le paquetage Différentes positions du sac supérieur : Le sac supérieur modèle 1935 peut être porté en position haute (C) ou en position basse (D). Dans ce dernier cas, les bretelles sont croisées dans le dos et les contre-sanglons sont bouclés en position médiane. La position basse, qui permet le port de l'arme en bandoulière, est en principe réservée aux combattants devant garder les deux mains libres : mitrailleurs, servant d'engins, grenadiers-lanceurs, téléphonistes, radios, signaleurs, ordonnances, conducteurs, cyclistes et motocyclistes. Agencement extérieur de l'équipement : Le "paquetage de route" ou paquetage normal est celui le plus couramment agencé. En effet, une partie des dotations était transportée sur les véhicules de la compagnie : couvre-pieds dans la voiture d'allégement, sac inférieur dans la camionnette, campement collectif sur la cuisine roulante. Il reste donc, sur l'homme : Le sac supérieur, en position normale, avec l'outil individuel. La musette à gauche et le bidon à droite (l'inverse pour les hommes armés du MAS 36). Le sac de transport de l'ANP 31, tiré vers l'arrière, vu le volume de la musette. Lorsque le sac inférieur est porté, cette disposition n'est plus possible et l'homme doit se débrouiller pour tout faire tenir, tant bien que mal, autour de son bassin. Extérieurement, le sac supérieur modèle 1935 est aussi mis d'une grande courroie de charge (1,30 m, 34 trous d'ardillon) et de trois courroies de paquetage (0,75 m, 16 trous d'ardillon), l'une d'entre elles étant portée au côté gauche du sac. Contenu du sac inférieur : C'est le "sac d'allégement", contenant les effets de rechange dont l'homme n'a en principe pas besoin avant l'étape du soir. On y place : Au fond : une chemise d'entretien (brosse à laver, habits ou chaussures, un jeu complet pour trois hommes). Au milieu : une chemise, un caleçon, une paire de chaussettes, un mouchoir, une cravate. Au sommet : la trousse à couture garnie, une serviette, un morceau de savon et des chaussures de repos dans un étui-musette. Contenu du sac supérieur : Ce sac, porté en tout temps par le soldat, contient le paquetage de combat : Au fond : la boîte à vivres de réserve et, enveloppées dans un chiffon, la boîte à graissage et la brosse d'arme. Au milieu : le jersey kaki (s'il n'est pas porté sur l'homme) et la toile de tente pliée en accordéon. Les accessoires de montage, retirés du paquetage des troupes type Nord-est le 6 décembre 1933, sont rétablis le 23 septembre 1939. Si le couvre-pieds est emporté, il prend la place de la toile de tente et celle-ci est placée sous la plaquette du sac. Au-dessus : une serviette, un morceau de savon, lacets de rechange et bonnet de police. Pochettes latérales : chargeurs ou trousses à munitions (voir tableau) ou 8 grenades VB ou 6 grenades à main. Contenu de la musette : Poche à munitions : chargeurs de F.M. et accessoires (voir tableau). Poche principale : marmite individuelle, quart, cuillère, fourchette, couteau à conserves, vivres du jour. Les outils : La notice du 22 janvier 1937 sur l'équipement modèle 1935 prévoit un nouveau système de port des outils sur le sac, tel que les outils puissent être sortis de leurs porte-outils sans que celui-ci ne se détache du sac. Pour obtenir ce résultat, certains porte-outils se voient rajouter des passants, et deux nouveaux porte-outils (pelle et pioche modèle 1916) sont adoptés. Auparavant, ces deux outils étaient portés fer nu sur les havresacs. Lorsque les outils comportent des manches démontables, ceux-ci sont glissés sous la pattelette du sac. Les photos ci-contre montrent le port réglementaire de la plupart des outils (infanterie et génie) sur le sac supérieur modèle 1935. Sur les douze outils présentés, seuls sept concernent le groupe de combat d'infanterie (voir tableau). Le paquetage complet : Qualifié d'exceptionnel par le règlement, il sera bien souvent le lot quotidien du Poilu de 1940. Le paquetage est dit "complet" lorsqu'il comporte la surcharge des effets normalement transportés sur les voitures de compagnie. Avec les suppléments de dotation en effets chauds réalisés durant l'hiver 1939-40 (une petite couverture, un chandail ou jersey, gants et chaussettes en laine, sans compter les effets personnels), les paquetages de l'infanterie prennent vite l'aspect le plus hétéroclite. Les chaussures : Chaque fantassin part en septembre 1939 chaussé d'une paire de brodequins modèle 1917, neufs ou en très bon état, modèle parfaitement inchangé depuis la Grande Guerre. En vue d'alléger le paquetage, il avait été décidé en décembre 1933 de supprimer la paire de rechange, en la remplaçant par un approvisionnement de précaution, fixée à 20 % de l'effectif, transportée sur les voitures à bagages. Admis en définitive, une seconde paire sera attribuée à la mobilisation aux "900 000 hommes marchant le plus", c'est-à-dire essentiellement les fantassins. Cette seconde paire sera distribuée, de manière déficitaire, sous forme de 500 000 paires de brodequins de repos modèle 1916 et 300 000 paires de brodequins de marche modèle 1917. Le linge, les effets de toilette et de confort : Le linge réglementaire distribué au fantassin français en septembre 1939 se compose de : Deux caleçons ; Deux chemises et deux cravates kaki modèle 1935 ; Deux paires de chaussettes. Adoptées comme effet réglementaire en 1909, décrites à nouveau le 5 octobre 1933, elles existent en laine et coton (pour l'hiver) ou en coton pur (pour l'été). Elles sont confectionnées en trois tailles distinctes, identifiées par le nombre de liteaux (un, deux ou trois de la plus grande à la plus petite taille), qui peuvent être en coton blanc ou de couleur tranchant avec le fond. La nuance des chaussettes elles-mêmes n'est pas précisée ; Deux mouchoirs de poche. Depuis le 4 mai 1927, ses dimensions sont réduites à 60 x 54 cm (auparavant 70 x 60 cm) et la toile employée peut être écrue. En 1939-40, les mouchoirs sont confectionnés en toile kaki au format réduit à 40 x 37 cm. Une paire de bretelles de pantalon, modèle du 14 avril 1922. La largeur des bandes élastiques, fixée à 37 mm minimum, est réduite à 30 mm sur les confections du temps de guerre (ici, bretelles datées du 2e trimestre 1940) ; Les effets de confort consistent essentiellement en la ceinture de flanelle et le jersey modèle 1936, étonnante innovation de l'Intendance, donnant au fantassin français de la Drôle de Guerre une silhouette absolument typique. Ce fin pull-over, remplaçant la vareuse dans le paquetage de campagne, comporte un collet chevalière (exemplaire daté 3e trimestre 1939 et comportant au bas une étiquette en toile pour l'identification du porteur). Les seuls effets de toilette fournis par l'Intendance sont deux serviettes, de modèle inchangé depuis l'origine, et un morceau de savon, dont le poids est fixé à 50 g. Pour sa toilette, le Poilu de 1940 doit fournir ses effets personnels ou être l'heureux destinataire de la "trousse du soldat" offerte par Gibbs. Ce petit sachet contient du savon dentifrice, un blaireau, du savon fin dont l'emballage contient aussi une publicité pour les brosses à dents de la marque et un rasoir démontable, le "Piccolo" dans sa petite boîte en acier kaki qui semble bâtie pour l'éternité. Autres éléments inappréciables de confort en campagne, la petite glace métallique (incassable) dans son étui de toile, le baume français pour les lésions de l'épiderme, la pommade anti-gelures du service de Santé et, pour finir, le miroir pliant artisanal, souvenir inachevé de la guerre 1939-1940 . Les effets d'entretien et de nettoyage La plupart des effets d'entretien restent inchangés par rapport à la Grande Guerre. Mais les dotations ont par contre évolué, dans le sens d'une grande individualisation. Pour l'entretien des armes, chaque homme dispose désormais d'une boîte à graisse ( et d'une brosse d'armes. Le très classique nécessaire d'armes modèle 1874 est encore en service, mais il est éventuellement remplacé par un tournevis modèle 1898 ou par un tournevis modèle 1924. Autre nouveauté, le lavoir à ficelle en laiton sert à nettoyer le canon des armes. Pour l'entretien des effets, chaque homme ne perçoit pour la tenue de campagne, une seule brosse, à laver , à habits ou double à chaussures selon le cas, à raison d'un assortiment complet pour trois hommes. En opération, le cirage des chaussures est interdit, les brodequins devant seulement être graissés, en conservant autant que possible leur couleur d'origine fauve. Mais, selon les unités, les brodequins noircis et brillants continueront d'être mis en 1940. La trousse garnie est en toile cachou (DM du 30 novembre 1912) et referme réglementairement un assortiment ainsi fixé le 20 janvier 1937 : bobine avec alêne, six aiguilles et dé à coudre, quatre écheveaux ou quatre cartes dont trois de fil kaki et un de fil écru, trousse à boutons comportant 6 boutons kaki en os ou porcelaine pour chemise et 2 boutons blancs pour caleçon. En principe, les lacets de rechange sont placés dans la trousse mais, devant pouvoir être employés à tout moment, ils sont en fait placés dans le sac supérieur modèle 1935, la trousse restant dans le sac inférieur d'allégement. Le sac de petite monture ne fait en principe pas parti du paquetage de campagne Les vivres et le campement La boîte à vivres de réserve, modèle du 25 avril 1918, ne contient qu'un seul repas : 200 g de pain de guerre, 300 g de conserve de viande, 125 g de chocolat. Nous y avons ajouté une boîte de bouillon cube-bœuf et des tablettes d'Ovomaltine en "paquetage spécial pour armée". Le matériel individuel de campement comprend la marmite individuelle modèle 1935 avec couvercle et plat intérieur et le quart plat modèle 1935, en aluminium comme la marmite. Ce matériau se prête admirablement à la gravure au couteau, et les sujets d'inspiration sont innombrables, mais nous avons retenu, sujet oblige, le thème éternel du pinard . Cuillère et fourchette sont emportées en campagne, ainsi que le couteau à conserves modèle 1912 dans son petit tube en bois , distribué à raison d'un pour trois hommes. Couteaux et canifs personnels sont évidemment présents, comme cet amusant canif publicitaire Saint-Raphaël-Quiquina 1939. Le bidon modèle 1935, à un seul goulot et boucleteaux de suspension, tient toujours les litres, record absolu de tous les belligérants ! En guise de nappe, la toile de tente modèle 1935 avec, en évidence, sa fente passe-tête permettant de la porter en poncho. La toile modèle 1935 comporte aussi quatre rubans longitudinaux destinés au camouflage par pose de feuillage. Les ustensiles de campement collectif sont rigoureusement inachevés depuis 1914-18. Les nouveautés du printemps 1940 Pour les concepteurs de l'Intendance, le paquetage du fantassin tel qu'il est fixé à la date de la mobilisation (équipement modèle 1935 modifié 1937, collection d'effets d'habillement modèle 1938) représente un aboutissement probablement indépassable dans le genre, fruit de longues années de mise au point. Un seul élément, encore à l'étude en 1939, va déboucher sur une fabrication de grande série à partir de février 1940 : des jambières d'infanterie destinées à remplacer les bandes molletières. Un demi-million de paires de jambières de divers modèles sont commandées, et partiellement distribuées à la veille des opérations : modèles en cuir de bonne qualité, modèles en toile kaki ou modèles en cuir-carton très médiocres. Autre nouveauté, mais celle-ci non parvenue avant-guerre, le pantalon-cuissard modèle 1940: à l'expérience des premiers mois de guerre, on s'est aperçu de l'extrême fragilité du pantalon-golf, autant du fait de sa coupe assez bouffante que du drap peigné dont il est le plus souvent confectionné. Pour éviter toute usure prématurée, l'Intendance est chargée, le 20 mars 1940, de faire "réaliser sous un mois une très importante quantité de pantalons-cuissards (…) destinés à protéger le pantalon de drap modèle 1938". Ces effets seront effectivement confectionnés au printemps 1940 mais nous ignorons dans quelle mesure ils ont été distribués. L’équipement des troupes motorisées en 1940 Dès le premier conflit mondial, les unités de chars de combat reçoivent un équipement spécial. Ce dernier se compose essentiellement d'une veste en cuir noir à deux rangées de quatre boutons et d'un casque Adrian ordinaire dont la visière avant a été remplacée par un bandeau en cuir. Le casque évolue en 1926. Cette version se démarque du casque Adrian par sa nouvelle forme, la visière en cuir resta quant à elle bien présente. Lors de la création, dans les années trente, des premières unités motorisées, la cavalerie adopte la veste en cuir ainsi que le casque modèle 1926. La transformation de nouvelles unités de cavalerie en unités motorisées va avoir de sérieuses répercussions sur l'uniforme. L'année 1935 marque une transition importante car l'armée française adopte de nouveaux équipements : tenues en toile, casque et veste en cuir. En 1938, une nouvelle génération d'équipement en toile sera mise en œuvre afin de pallier les défauts de ceux de la première génération. En 1939, lors de la déclaration de la guerre, puis durant la campagne de 1940, la distribution de ces effets se fera de façon très diversifiée et dans certaines unités, les différents modèles vont se côtoyer (surtout dans les groupes de reconnaissance, GRDI et GRCA, crées à la mobilisation). Il est donc difficile de fixer une règle générale, cependant on peut classer ces équipements selon cinq types de combattants et d'utilisation. Les effets spéciaux des unités motorisées sont portés sur les effets standards (caleçon long, vareuse en drap, chemise modèle 1935 et pantalon en drap). Les chaudes journées de mai-juin 1940, vont souvent forcer les combattants à supprimer le port de la vareuse et du pantalon en drap. Le personnel des formations de chars de combats (BCC ou DCR) : Casque métallique à bourrelet de cuir, modèle 1935 et béret de l'arme; Gants pour personnels motorisés; Chèche; Lunettes avec étui; Veste en cuir noir, croisée à deux rangées de quatre boutons ou en cuir brun, modèle 1935, boutonnée droite à cinq boutons; Pantalon modèle 1935 (dit "pantalon cachou"), comportant une ceinture à coulisse, deux poches plaquées sur les cuisses et pattes de serrage au bas du pantalon ou pantalon culotte pour les officiers. Le personnel des formations de véhicules blindés (DLM, DLC, GRDI, GRCA) : Casque métallique à bourrelet de cuir, modèle 1935 et bonnet de police; Gants pour personnels motorisés; Chèche; Veste en toile modèle 1935, fermant par cinq boutons et comportant des pattes de serrage au bas des manches; Pantalon modèle 1935, comportant une ceinture à coulisse, deux poches plaquées sur les cuisses et pattes de serrage au bas du pantalon. Le personnel motocycliste et équipages de side-cars (DLM, DLC, GRCA, certains chasseurs de DCR) : Casque métallique à bourrelet de cuir, modèle 1935 et bonnet de police; Gants pour personnels motorisés; Chèche; Lunettes avec étui; Veste en toile modèle 1938, fermant par deux rangs de cinq ?boutons, pattes d'épaules, pattes de serrage au bas des manches ?et pattes de ceinturon au côté gauche;? Pantalon modèle 1938 avec, par rapport au modèle 1935, un pont ?recouvrant sur les poches des cuisses et des renforts aux ?cuisses;? Manteau à capuchons pour les passagers de side-cars (très peu ?utilisé durant les combats).? Le personnel conducteur de véhicules automobiles (DLM, DLC, GRDI et GRCA) : Casque métallique à bourrelet de cuir, modèle 1935 ou casque ?Adrian et bonnet de police;? Gants pour personnels motorisés;? Chèche;? Lunettes avec étui;? Surtout en toile modèle 1935, long manteau fermant par cinq ?boutons avec pattes de serrage au bas des manches et ceinture en ?toile à coulisse;?Pantalon en toile modèle 1935.? Le personnel combattant, monté sur véhicules (toutes les unités motorisées sauf les DCR) : Casque de leur formation (en majorité le casque Adrian) et ?bonnet de police;? Lunettes avec étui;? Vareuse en drap modèle 1920/35 toutes armes à six boutons, ou ?modèle 1938, avec cinq boutons;? Pantalon culotte modèle 1922 toutes armes ou pantalon-golf ?modèle 1938 avec bandes molletières.? Les tenues de patrouille des corps-francs en 19391940 Au tout début, tenues et équipements sont ceux du Poilu de base, fantassin ou cavalier. Brodequins à clous modèle 1917 bruyants, pantalons-culottes et bandes molletières peu pratiques, capotes encombrantes, effets de protection contre le froid inexistants : c'est dans ces conditions que beaucoup de groupes combattront tout l'hiver ! Avec la venue de l'hiver, le manque de tenues adaptées va se faire cruellement sentir et ça et là vont apparaître des tenues spéciales, plus ou moins réglementaires, voir franchement bricolées, mais non moins efficaces. Nous allons faire le tour de ces effets qui, pour la plupart, ne sont pas l'apanage des groupes francs mais ont été largement utilisés par ceux-ci. Corps francs en 1940 La chape en peau de mouton : Effet livré à partir de décembre 1939, ce type d'expédient contre le froid avait déjà été abondamment utilisé lors de la Grande Guerre. C'est un simple rectangle en peau de mouton, percé d'un trou pour la tête et fermant sur le côté par une ou deux sangles de coton. Elle peut être composée d'une ou plusieurs peaux selon la taille de ces dernières. Souvent, elle est ourlée d'une ganse en coton blanc. Les tailles sont variables, allant de monstrueuses chapes arrivant à mi-cuisse jusqu'à de petits modèle en agneau du Béarn. Les chapes se portent peau à l'extérieur. Entre septembre 1939 et mars 1940, il en sera confectionné 348 351 exemplaires. La canadienne : La paletot canadien apparaît durant le premier conflit mondial chez les conducteurs de véhicules et, entre les deux guerres, les motocyclistes en sont dotés. Le modèle réglementaire d'alors, est en forte toile cachou, fermé par un seul rang de boutons. En décembre 1937, il est prévu de doter de canadiennes les observateurs de la Ligne Maginot, ce qui sera réalisé comme le prouvent certaines photos. Néanmoins, à cette période, la canadienne est surtout le vêtement de froid de l'officier, qui se le procure dans le commerce ou chez un maître tailleur. On la trouve alors taillée dans plusieurs tissus : croisé de coton du type employé sur l'ensemble modèle 1938, forte toile verte ou cachou, drap peigné "gabardine" kaki. Le modèle semble immuable : large col châle doublé en agneau, deux poches "chauffe-mains" de poitrine, deux poches de hanche à pattes réglementaires. Parfois, les extrémités des ouvertures sont renforcées par de petits triangles de cuir brun. Deux rangées de boutons, synthétiques et marron clair dans la majorité des cas, assurent la fermeture. Les canadiennes sont toujours doublées de mouton, en principe jusqu'à la taille. Des poignets peuvent se rencontrer en bas des manches, invisibles de l'extérieur. On observe aussi des pattes de fermeture de bas de manche et une ceinture à deux boucles en D nickelées. Des effets de coupe rigoureusement identique sont néanmoins observés dès l'hiver 1939-40 (mais ils ne proviennent que rarement de l'Intendance). Le pantalon cuissard : Adopté depuis longtemps par les officiers des troupes motorisées dont l'élégante culotte mastic tolère mal le cambouis, ce type d'effet imperméabilisé conçu à l'origine pour les chasseurs (de gibier…) apparaît de manière sporadique sur le front fin 1939. Si la guerre avait continué, ce type d'effets se serait généralisé par la distribution du pantalon cuissard modèle 1940. Sorti au printemps, il s'agit d'un sur-pantalon court en croisé de coton vert olive qui ferme par une sangle en tissu identique et a pour rôle de protéger le pantalon modèle 1938 (le fameux "pantalon-golf") des ronces, barbelés et autres obstacles du no man's land. Ne connaissant aucune photo montrant le pantalon cuissard réglementaire, nous ignorons s'il a été en dotation dans les corps de troupe avant l'Armistice. Les bottes de tranchée : Plus que de simples bottes, il s'agit de sur-chaussures en caoutchouc moulé, à enfiler par-dessus le brodequin, d'où la largeur démesurée de la tige. Deux sangles en toile caoutchoutée permettent de les serrer à la cheville et sur le haut de la tige à l'aide d'une boucle à ardillon et d'œillets métalliques. Le caoutchouc est gris (grenelé ou non) ou marron bordeaux. Les bottes réglementaires ne présentent pas de marque particulière mais leur forme unique ne permet aucune hésitation. De très nombreuses photos montrent l'utilisation de bottes civiles en caoutchouc moulé, très probablement fournies par l'intendance afin de suppléer au manque de bottes de tranchée, et aussi nettement plus pratiques pour la marche et la patrouille (elles permettent une approche silencieuse). Elles sont généralement noires, mais on les observe parfois de nuance claire sur les photos d'époque. L'ensemble en toile de coton kaki modèle 1938 : En 1938 est adopté un nouvel ensemble en toile de coton kaki. La veste bourgeron affecte la forme d'une vareuse, fermant initialement par six, puis cinq, boutons métalliques, et comportant une ceinture cousue dans le dos. Cette veste bourgeron est accompagnée d'un pantalon salopette disposant de deux poches de côté, d'une ceinture intégrée en toile et de deux pattes resserrant le bas des jambes. Les ceintures et les pattes de cheville peuvent se fermer par une boucle à passant coulant en métal verni ou par un système de boutons classiques en fer, en plastique ou en zinc type Équipements Militaires. Afin de prévenir sans doute le fort "succès civil" de cette tenue, une grenade comportant les lettres RF dans la bombe sera cachetée sur la manche droite et sur le côté des deux jambes. Toutefois, ce marquage est loin d'être systématique. Les premières dotations massives se font, à la mobilisation, au profit des unités régionales et constitueront parfois leur unique tenue militaire. Extrêmement pratique et formant une véritable tenue de campagne d'été, l'ensemble modèle 1938 sera largement employé dans les groupes francs. L'ensemble spécifique en lin imperméabilisé : Au printemps 1940 apparaît enfin une tenue spécifique répondant aux exigences des groupes francs. Elle est mentionnée dans une note du 18 mars 1940, issue du commandement en chef sur le front du Nord-est. Taillée dans la solide toile kaki des effets motorisés modèle 1935, la tenue se compose d'une blouse et d'un pantalon (en fait un pantalon culotte) assorti. La blouse est ouverte à mi-poitrine et ferme par trois boutons en plastique vert et un collet métallique au col. Elle possède un collet chevalière pouvant être maintenu relevé par une patte triangulaire. La principale caractéristique de cette blouse est la présence de multiples poches spécialisées (pour chargeurs, P.A., grenades…). Le pantalon culotte est confectionné dans la même toile. Il marque le retour à la coupe du modèle 1922, la forme flottante du pantalon golf ayant montré ses limites durant l'hiver. La caractéristique la plus notable de la culotte type groupe franc consiste en ses deux poches à grenades avec patte sur les fesses. A citer également l'existence d'un casque avec couvre casque, qui n'est autre que celui des troupes motorisées, muni de trois petits anneaux au-dessus du bourrelet de cuir pour y accrocher un couvre casque spécifique, et muni également, de chaque côté à l'intérieur, d'un passant métallique pour jugulaire simple. Pensé pour le combat, cet ensemble, blouse et culotte, détonne avec la majorité des tenues d'infanterie de l'époque, quelle que soit leur nationalité, par son avance technique. Nous sommes bel et bien en présence d'une véritable tenue de combat multipoches entièrement spécifique, et non d'une tenue de corvée plus ou moins améliorée. Le couvre casque : Le couvre casque spécifique modèle 1940 pour casque à bourrelet, qui fait partie de la nouvelle tenue constitue l'exception, car la plupart des patrouilleurs des groupes francs utilisent un couvre casque de modèle général. Adopté en 1915 puis abandonné en 1916, le couvre casque de forme Adrian connut un regain entre les deux guerres pour l'identification du parti ennemi dans les manœuvres. Il existait alors en calicot kaki ou bleu. Un modèle blanc apparut en 1915 et continua d'être utilisé dans les troupes de montagne. Pour les groupes francs, son utilité est l'atténuation des bruits causés par les chocs des branches sur le casque et la suppression des reflets sur la peinture. Les couleurs utilisées sont le kaki ou le blanc, ce dernier ayant évidemment un rôle de camouflage en terrain enneigé. Il est habituellement confectionné en deux pièces et se serre sous le pourtour du casque par un ruban de coton. Certaines variantes blanches sont de confection plus complexe, en quatre morceaux. On observe parfois des modèles non réglementaires sur les casques des groupes francs : en tricot, en toile de sac à terre, en toile blanche type drap de lit, de teinte kaki de diverses nuances, etc. Les tenues de camouflage de neige : Comme rien n'est prévu (hormis dans les sections d'éclaireurs skieurs (SES), et encore…), nous avons ici à faire à des bricolages au sein du groupe ou de la division. Les survêtements de camouflage se présentent essentiellement sous forme de gandouras de toile blanche, généralement munis d'une grande capuche pointue. Elles peuvent comporter des manches ou de simples fentes pour le passage des bras. Leur coupe est proche de celle du modèle défini pour les SES de la Brigade de Haute Montagne en 1940. D'autre part, tout ce qui est blanc peut servir. Au groupe franc du 2e Bataillon de Chasseurs à Pieds, par exemple, on utilise les caleçons, chemises et bonnets de nuits d'un couvent du secteur, les bandes molletières étant taillées dans des draps de lit…
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insignes de col français 1940 (patte de col)
insignes de col français 1940 (patte de col)
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La tenue de campagne
La tenue de campagne : 1. Casque d'acier du modèle de 1926 dit « Adrian ». 2. Bonnet de police toutes armes. 3. Capote du modèle de 1938. 4. Chemise du modèle de 1935. 5. Cravate du modèle de 1935 dite « Régate ». 6. Caleçon long en lin. 7. Pantalon du modèle de 1938 dit « Golf ». 8. Bandes molletières cintrées. 9. Guêtres en cuir du modèle de 1940. 10. Brodequins du modèle de 1917.
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L'équipement de campagne
L'équipement de campagne : 1. Ceinturon. 2. Cartouchières du modèle de 1937. 3. Etui de pistolet automatique pour officier ou mitrailleur. 4. Triangle dorsal de suspension. 5. Bretelles de suspension. 6. Havresac supérieur du modèle de 1935. 7. Gourde de 2 litres du modèle de 1935. 8. Musette du modèle de 1935. 9. Musette contenant le masque à gaz du modèle de 1931
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L'équipement de campagne bis
L'équipement de campagne bis : 1. Boite à vivres. 2. Gamelle en aluminium du modèle de 1935. 3 et 4. Quarts ancien et nouveau modèle. 5. Gourde. 6, 7 et 8 Toiles de tente individuelles et ses piquets. 9. Couverture de cantonnement. 10. Vache à eau en toile. 11. Plat dit « à quatre » pour la nourriture collective. 12. Gamelle de grande contenance dite « Bouthéon ». 13. Moulin à café. 14. Canif multifonctions. 15. Lanterne pliante de campement.
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